Honduras

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Depuis plus d’un siècle, le Honduras est connu pour ses bananeraies et autres monocultures d’exportation. Ces entreprises commerciales dominent les étroites plaines côtières fertiles.

Le Honduras est aussi réputé pour ses magnifiques paysages montagneux qui couvrent 80 pour cent de son territoire et où vit la majorité de sa population. Les petits paysans doivent gagner leur vie en travaillant les sols pauvres de ces hautes terres où il faut constamment combattre l’érosion et les effets des changements climatiques. Pourtant, ces fermes à flanc de montagne jouent un rôle essentiel pour assurer la sécurité alimentaire de la population rurale pauvre du Honduras.

Le Honduras a un potentiel énorme. Il se trouve dans une région à forte biodiversité, avec de nombreuses variétés indigènes de cultures vivrières, notamment le maïs et les haricots. Ces ressources phytogénétiques sont très importantes pour l’adaptation aux changements climatiques et au développement de la résilience face aux ravageurs et aux maladies.

Les défis

Les plantations en monoculture des plaines côtières appartenant à l’élite économique produisent un petit nombre de cultures et de variétés commerciales. Les semenciers et phytogénéticiens commerciaux qui les approvisionnent ont longtemps ignoré les besoins des paysans travaillant les collines du Honduras et leurs marchés relativement petits.

Vivant éloignés des services publics et sur les terres les moins fertiles, les petits paysans ont aussi tendance à être exclus des programmes et des ressources phytogénétiques du gouvernement. Avec le temps, la diversité et la robustesse des variétés indigènes, lesquelles sont les mieux adaptées aux conditions de l’agriculture en pente du Honduras, ont été négligées.

Les paysans et les communautés possèdent de riches connaissances traditionnelles locales sur leurs cultures, leurs sols et leurs écosystèmes qu’ils ont acquises sur une longue histoire d’agriculture à petite échelle. Mais ils ont besoin d’appui.

USC Canada au Honduras

USC Canada travaille avec plus de 500 paysans dans 51 communautés dans trois régions qui cherchent ensemble des solutions aux défis de l’agriculture sur pente à l’aide de l’agroécologie. Nos programmes rejoignent des milliers d’autres paysans grâce aux échanges de semences et à l’accès aux semences produites localement.

Aujourd’hui, avec l’appui d’USC Canada, les paysans diversifient et cultivent plus de variétés de haricot, de maïs et d’autres légumes adaptés aux conditions locales. Cette approche agroécologique permet de nourrir les familles, d’améliorer la nutrition et de fournir des moyens d’existence plus sûrs.

Les paysans participants expérimentent constamment avec des variétés indigènes, les adaptent à leurs besoins par exemple pour qu’ils soient plus faciles à cuire et à stocker, plus productifs ou plus nutritifs. Ils ont sélectionné des variétés de maïs avec des tiges plus courtes et solides qui sont moins vulnérables aux vents et aux pluies de plus en plus forts. Et ils conservent les sols fragiles en les renforçant avec des terrasses, la rotation des cultures, la plantation de cultures fixatrices d’azote et en produisant leurs propres composts et pesticides naturels.

Notre partenaire local : la FIPAH

La Fondation de recherche participative avec les paysans honduriens (FIPAH) reconnaît que les paysans sont des experts et des chercheurs locaux dont les connaissances sont essentielles dans le processus d’identification de problèmes et la recherche de solutions locales.

La FIPAH aide les petits paysans à s’organiser en comités de recherche agricole communautaire appelés CIAL, auxquels il procure l’appui technique de ses agronomes. Ces efforts permettent aux petits paysans de conserver une diversité de semences indigènes, d’améliorer les variétés qui poussent bien dans les conditions locales et de renforcer la résilience des communautés agricoles et des systèmes alimentaires locaux.

Ainsi, les collectivités avec lesquelles nous travaillons ont connu une réduction importante de la durée des « disettes » – ces périodes durant lesquelles les réserves d’aliments s’épuisent avant la venue de la récolte suivante. Leur durée est passée de cinq semaines par année en moyenne à environ une semaine par année. En utilisant une approche agroécologique, les paysans et paysannes ont amélioré la biodiversité et augmenté la productivité des variétés de maïs locales de 20 à 30 pour cent, tout en rendant ces variétés plus robustes et mieux adaptées aux changements climatiques.

Principales activités : Centres de recherche agricole locale (CIAL)

  • Conservation à la ferme de variétés de semences paysannes
  • Approvisionnement en semences assuré au moyen de la reproduction et vente de semences
  • Phytosélection participative
  • Banques de semences et banques génétiques gérées par la communauté
  • Systèmes coopératifs de stockage de grains
Read 6176 times Last modified on Saturday, 21 February 2015 22:23
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LottaHitschmanova tbnQu’est-ce qui se cache dans USC?

USC Canada, autrefois le Comité du service unitaire du Canada, a été fondé en 1945 par Lotta Hitschmanova, Ph. D.. Aujourd’hui, nous nous appelons simplement USC Canada – mais nous cultivons encore les semences que Lotta a semées. Pour en savoir plus sur notre fondatrice, Lotta Hitschmanova, veuillez consulter Notre Fondatrice.

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